Pierre Thiaville, photographe de montagne dans les Alpes

Je photographie la montagne parce que, pendant longtemps, l’image m’a permis de dire des choses que je ne savais pas toujours exprimer avec des mots.

Dans ma vingtaine, j’étais quelqu’un de très introverti. Je pouvais ressentir beaucoup de choses sans forcément parvenir à les partager. La photographie m’a progressivement donné un autre langage : une lumière sur une crête, une silhouette minuscule au milieu d’un glacier ou quelques secondes de couleurs avant la nuit pouvaient parfois raconter plus justement ce que j’avais envie de transmettre.

La montagne est devenue le terrain naturel de cette manière de m’exprimer. Aujourd’hui encore, c’est ce qui guide mon travail : faire ressentir ce que ces paysages provoquent en moi, montrer des endroits auxquels tout le monde n’a pas accès et permettre parfois à quelqu’un de retrouver, dans une photographie, un lieu qui appartient déjà à son histoire.

Pierre Thiaville avec son appareil photo Nikon en montagne dans les Alpes
Pierre Thiaville, photographe de montagne et fondateur d’AluArtMountains.

De mon premier reflex à la photographie de montagne

Mon histoire avec la photographie a commencé bien avant AluArtMountains, et même avant que je me considère réellement comme photographe.

J’ai acheté mon premier reflex en 2012. C’était un appareil d’entrée de gamme, mais il m’offrait quelque chose de nouveau : la possibilité de choisir moi-même mes réglages et d’essayer de comprendre pourquoi une image fonctionnait ou non.

J’ai appris seul, avec des livres, Internet, beaucoup d’essais et encore davantage d’erreurs.

Je pratiquais déjà la montagne : randonnée, ski, escalade puis alpinisme. L’appareil a commencé à m’accompagner naturellement. Au départ, je ne partais pas nécessairement pour faire une photographie. Je partais pour être dehors, marcher, grimper ou skier, et l’appareil venait avec moi au cas où quelque chose se produirait.

En 2016, la photographie devient une seconde activité et je prends le statut de photographe auteur. À partir de 2017, la photographie de montagne prend véritablement une place centrale dans mon travail. Je commence également à utiliser un drone pour explorer certains paysages sous un autre angle.

Les Alpes restent mon territoire principal, mais d’autres paysages ont nourri mon regard au fil des années, notamment les Dolomites, l’Islande ou la Norvège. Je retrouve dans ces endroits ce qui m’attire depuis le début : les reliefs, les grands espaces, la lumière et cette sensation très particulière que l’on éprouve lorsqu’on réalise à quel point on est petit face au paysage.

La photographie n’a jamais remplacé pour moi l’expérience de la montagne. Elle est devenue une manière d’en conserver quelques secondes, puis de les transmettre.

Dire par l’image ce que je ne savais pas toujours dire avec des mots

Cette dimension est probablement la plus personnelle de mon parcours.

Pendant une grande partie de ma vingtaine, j’étais très introverti. Parler de ce que je ressentais n’était pas quelque chose de naturel. Avec la photographie, j’ai découvert qu’il existait une autre façon de communiquer.

Je pouvais montrer une image sans devoir expliquer immédiatement pourquoi cette scène m’avait marqué. Une autre personne pouvait la regarder, ressentir quelque chose de différent et parfois même y projeter sa propre histoire.

Une montagne photographiée au lever du soleil n’est jamais seulement une montagne. Il y a le réveil dans la nuit, le froid, le silence, parfois plusieurs heures d’effort pour être au bon endroit, puis l’attente.

Et soudain, pendant quelques minutes, la lumière arrive et transforme entièrement ce qui était devant vous.

L’image finale ne montre évidemment pas tout cela. Mais lorsqu’elle fonctionne, j’aime penser qu’elle en conserve quelque chose.

La photographie est devenue ma manière de communiquer avec les autres sans avoir besoin de tout expliquer.

Pierre Thiaville, photographe de paysage en montagne dans les Alpes
La montagne a toujours précédé la photographie : l’appareil est venu naturellement accompagner mes sorties.

Le ski d’alpinisme : aller plus loin pour voir la montagne autrement

Ma photographie s’est construite en même temps que ma pratique sportive de la montagne. Parmi toutes ces activités, le ski de randonnée et le ski d’alpinisme ont occupé une place particulière.

J’aime cette manière de parcourir la montagne parce qu’elle oblige à prendre son temps. Il faut monter avant de descendre, observer la neige, lire le terrain, choisir un itinéraire, partir tôt et accepter parfois de changer complètement de projet lorsque les conditions ne sont pas celles que l’on imaginait.

Photographiquement, le ski m’a également donné accès à des ambiances et à des points de vue que je n’aurais probablement jamais rencontrés autrement : des vallées encore plongées dans l’ombre, des sommets éclairés bien avant le reste du paysage, une trace seule dans une pente ou un skieur qui devient presque minuscule face au relief.

Cette passion m’a amené à participer à différents projets dans l’univers outdoor et à collaborer notamment avec Millet Mountain et ZAG Skis, autour du ski de randonnée et du ski d’alpinisme.

Ce qui m’intéressait dans ces projets n’était pas uniquement de photographier l’action. J’aimais montrer la journée dans son ensemble : la montée, l’effort, les conditions, les traces dans la neige, les sommets et cette place très modeste que l’on occupe dans le paysage.

Tableau photo de skieurs en ski d’alpinisme sur le glacier de Talèfre sous l’Aiguille du Moine
Ski d’alpinisme sur le glacier de Talèfre, massif du Mont-Blanc. Les skieurs deviennent presque des points dans le paysage. C’est exactement ce que j’aime montrer : l’effort humain sans jamais faire oublier la dimension de la montagne.

Photographier les Alpes, c’est aussi raconter un territoire

Au fil des années, mes images ont commencé à circuler au-delà de mes propres réseaux. J’ai eu l’occasion de travailler avec des magazines spécialisés, des acteurs de la montagne, des marques outdoor ainsi qu’avec des structures institutionnelles et touristiques.

J’ai notamment travaillé avec le Département de la Savoie et le Département de la Haute-Savoie, ainsi qu’avec différents acteurs locaux. J’ai également été pendant plusieurs années ambassadeur Savoie Mont Blanc.

Ces collaborations correspondaient assez naturellement à ce que j’essayais déjà de faire avec mes propres photographies : montrer qu’un territoire de montagne ne se résume pas à quelques sommets célèbres ou à des stations de ski.

Il y a les grandes faces, bien sûr, mais aussi les refuges, les vallées, les alpages, les lacs, les villages, les forêts, les glaciers, la faune et tous ces endroits que l’on découvre parfois après plusieurs heures de marche.

Donner envie de regarder la montagne est progressivement devenu aussi important pour moi que réussir techniquement une photographie.

Faire découvrir des endroits auxquels tout le monde n’a pas accès

Certains paysages des Alpes sont immédiatement accessibles. D’autres demandent plusieurs heures de marche, une nuit en refuge, des skis, parfois une progression en haute montagne ou simplement la volonté de se lever bien avant le soleil.

Tout le monde n’a ni l’envie, ni le temps, ni la condition physique, ni parfois la possibilité d’aller dans ces endroits.

La photographie peut alors jouer un rôle très simple : ouvrir une fenêtre.

Elle ne remplacera jamais le fait d’être là, de sentir le froid ou d’entendre le silence d’une vallée enneigée. Mais elle peut montrer qu’un tel endroit existe. Elle peut donner envie de le découvrir ou simplement permettre de s’arrêter quelques secondes devant quelque chose de beau.

Tableau photo d’un skieur dans les Aiguilles Rouges face au massif du Mont-Blanc
Un skieur dans les Aiguilles Rouges face au Mont-Blanc. Une silhouette suffit parfois à donner toute son échelle au paysage.

Cette envie s’accompagne aussi d’une conscience de la fragilité de ces paysages. Photographier la montagne pendant plusieurs années, c’est forcément observer qu’elle évolue : glaciers, neige, écosystèmes d’altitude, saisons.

Partager sa beauté est aussi, à mon échelle, une manière de rappeler qu’elle mérite d’être regardée, comprise et respectée.

Ce que je cherche lorsque je photographie un paysage

Je n’ai jamais voulu photographier la montagne en appliquant une recette. Une image peut être préparée pendant plusieurs jours ou apparaître sans prévenir.

Pour certaines sorties, je regarde la météo, l’orientation du relief, la position du soleil, les horaires, l’accès et les possibilités de composition. Il m’arrive de revenir plusieurs fois au même endroit parce que la lumière que j’avais imaginée n’est jamais arrivée.

À d’autres moments, tout se passe en quelques secondes : une trouée dans les nuages, une arête qui prend la lumière avant le reste du massif, une mer de nuages qui se forme dans une vallée ou une silhouette qui se place exactement là où elle donne enfin une échelle au paysage.

Je suis particulièrement attiré par les photographies qui possèdent de la profondeur : plusieurs reliefs qui se superposent, une ligne naturelle qui conduit le regard, un refuge ou un alpiniste qui permet de comprendre les dimensions du lieu.

J’aime aussi utiliser les traces, les diagonales et les contrastes de lumière pour construire l’image. En montagne, quelques mètres de neige éclairés différemment peuvent parfois suffire à guider tout le regard.

Le téléobjectif me permet également de rapprocher visuellement des plans très éloignés et de transformer un immense paysage en une composition beaucoup plus graphique.

Je développe cette approche dans mes guides de photographie de montagne, avec notamment des contenus consacrés à la composition et à la profondeur, à la photographie au lever du soleil ou aux réglages en photographie de montagne.

Tableau photo de ski de randonnée sur l’Aiguille Croche face au Mont-Blanc
Ski de randonnée sur l’Aiguille Croche. Ici, les skieurs, la diagonale de la pente et la lumière deviennent directement des éléments de composition.

Les premières et dernières lumières, et les nuits en refuge

S’il y a des moments auxquels je reste particulièrement attaché après toutes ces années, ce sont les levers et les couchers de soleil en montagne.

Ce n’est pas uniquement une question de couleurs. Ce qui me plaît est surtout la transition. Avant le lever du jour, les vallées restent encore froides et bleues tandis que les sommets commencent parfois à accrocher les premières lueurs. Le soir, le phénomène s’inverse : le relief disparaît progressivement dans l’ombre et quelques crêtes gardent la lumière quelques minutes de plus.

Ce sont des instants très courts. Une scène qui paraît plate dix minutes auparavant peut soudain prendre du volume, puis redevenir totalement différente quelques minutes plus tard.

Les nuits en refuge font aussi partie de ce que j’aime profondément dans la montagne. Elles permettent d’être déjà là-haut quand le jour disparaît, puis d’assister aux premières lumières sans devoir rejoindre le lieu depuis le fond de la vallée.

J’aime cette parenthèse : quitter le rythme habituel, passer la nuit au milieu du massif et savoir qu’au réveil, le paysage peut être complètement différent de celui de la veille.

Tableau photo du refuge de la Valette au lever du soleil dans le parc national de la Vanoise
Le refuge de la Valette au lever du soleil
Le froid, la neige, le refuge encore isolé et cette bande de lumière qui apparaît à l’horizon : c’est exactement le type de moment pour lequel j’aime être en altitude tôt le matin.
Tableau photo du glacier de Gébroulaz, du Dôme de Polset et de l’Aiguille de Péclet au lever du soleil
Gébroulaz, Polset et Péclet aux premières lumières
Une grande partie du paysage reste encore dans des tonalités froides tandis que les premiers rayons commencent à révéler les sommets.

Cette passion se retrouve aussi dans les collections consacrées aux levers de soleil dans les Alpes, aux couchers de soleil et aux refuges de montagne.

Le matériel que j’utilise en montagne

Le matériel compte, notamment lorsque les photographies doivent ensuite supporter une impression en grand format. Mais il reste pour moi un outil. Un appareil ou un objectif ne remplacera jamais une bonne lumière, un point de vue ou le fait d’être au bon endroit au bon moment.

Pour mes photographies terrestres, j’utilise principalement un Nikon D850, accompagné de trois zooms NIKKOR couvrant l’essentiel de mes besoins :

  • NIKKOR 16–35 mm f/4 pour les paysages larges, les premiers plans et les scènes dans lesquelles je veux accentuer la profondeur ;
  • NIKKOR 24–70 mm f/2,8 comme zoom polyvalent pour une grande partie de mes photographies de paysage ;
  • NIKKOR 70–200 mm f/2,8 pour isoler un sommet, rapprocher visuellement plusieurs plans ou travailler les détails du relief.

Le téléobjectif occupe une place importante dans mon travail. En montagne, photographier plus loin ne signifie pas nécessairement montrer davantage. Au contraire, resserrer le cadre permet souvent de simplifier une scène, de comprimer les différents reliefs ou de faire ressortir une lumière très localisée.

Pour la photographie aérienne, j’utilise également un DJI Mavic 2 Pro. Le drone m’a permis de prolonger mon travail depuis les airs et de découvrir certaines formes du paysage invisibles depuis le sol : la géométrie d’une arête, le dessin d’un vallon, les courbes de la neige ou la manière dont plusieurs reliefs s’emboîtent.

Je considère toutefois la photographie aérienne comme un regard complémentaire. Que je photographie depuis un sentier, sur des skis ou depuis les airs, l’objectif reste le même : construire une image qui donne envie de s’arrêter et de regarder.

Du terrain aux guides photographiques

Avec les années, ma relation au matériel a changé. Je m’intéresse moins à une fiche technique qu’à ce qu’un équipement permet réellement de faire dehors : son poids dans le sac, son comportement dans le froid, la focale qui fonctionne dans une situation donnée ou la manière dont un fichier résiste ensuite à un grand agrandissement.

C’est cette expérience de terrain que je partage dans les contenus AluArtMountains. Les réglages, la profondeur de champ ou le choix d’une focale n’ont pour moi d’intérêt que lorsqu’ils répondent à une situation concrète rencontrée en montagne.

J’aborde notamment ces sujets dans mes guides sur la netteté et la profondeur de champ, les réglages d’exposition ou la photographie de la Voie lactée en montagne.

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La Vanoise et les Écrins, mes deux massifs de cœur

Les Alpes sont immenses et je me suis attaché à beaucoup d’endroits. Mais s’il fallait retenir deux territoires dans les Alpes françaises, je choisirais sans hésiter la Vanoise et les Écrins.

Ce sont les deux massifs et parcs nationaux auxquels je suis le plus attaché. J’y ai passé beaucoup de temps et j’y ai réalisé une partie importante de mes photographies de montagne.

Ils sont pourtant très différents. C’est probablement aussi pour cela que je les aime autant.

La Vanoise : un massif auquel je reviens toujours

La Vanoise possède une variété que j’aime particulièrement. On peut commencer une journée dans des alpages assez doux et, quelques heures plus tard, se retrouver face à des glaciers, des parois calcaires et de grands sommets.

J’aime aussi la manière dont la présence humaine s’intègre au paysage : un refuge, un chemin, quelques traces dans la neige. Ces éléments donnent une échelle sans prendre toute la place.

La Grande Casse, l’Aiguille de la Vanoise, Pralognan-la-Vanoise, le glacier de Gébroulaz ou les refuges de la Valette font partie de ces endroits auxquels je rattache immédiatement des images et des souvenirs.

Tableau photo de la Grande Casse au lever du soleil en Vanoise par Pierre Thiaville
Premières lueurs sur la Grande Casse
Le soleil atteint les sommets avant le fond de la vallée. Pendant quelques minutes, la montagne semble presque sortir de l’ombre.
Tableau photo de l’Aiguille de la Vanoise en Savoie par Pierre Thiaville
L’Aiguille de la Vanoise
Une montagne très graphique, dont les lignes calcaires donnent immédiatement une structure à l’image.

J’ai réuni une partie de mon expérience du massif dans le guide Où photographier la Vanoise ?, puis dans plusieurs guides terrain consacrés notamment au lac des Vaches, au col de la Vanoise, à la Valette, à la Dent Parrachée et à la Grande Casse.

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Les Écrins : une montagne plus brute

Les Écrins me procurent une sensation différente. J’y ressens davantage la progression vers la haute montagne.

On remonte une vallée, les versants se resserrent, les forêts disparaissent progressivement et le paysage devient plus minéral. Les grands sommets ne se donnent pas toujours immédiatement. Il faut parfois avancer longtemps avant que le décor s’ouvre vraiment.

Le Valgaudemar, le plateau des Rouies, le Sirac, la Barre des Écrins ou le Pré de Madame Carle font partie de ces endroits où l’on ressent immédiatement les dimensions du massif.

C’est probablement ce que je cherche le plus dans les Écrins : faire sentir la taille de la montagne plutôt que simplement la montrer.

Tableau photo de la Barre des Écrins et du plateau des Rouies par Pierre Thiaville
La Barre des Écrins et le plateau des Rouies
Glace, neige, roche et succession de plans : une image dans laquelle le regard peut réellement mesurer la profondeur du massif.
Tableau photo du Sirac depuis le plateau des Rouies dans les Écrins par Pierre Thiaville
Le Sirac depuis le plateau des Rouies
Le sommet émerge au-dessus des nuages. La météo a ici presque autant construit l’image que le relief lui-même.
Tableau photo du Pré de Madame Carle dans le massif des Écrins par Pierre Thiaville
Le Pré de Madame Carle
La lumière reste très contenue et laisse les parois, les matières et le vallon construire presque seuls le paysage.

J’ai également consacré un guide complet aux différents secteurs du massif dans Où photographier les Écrins ?, complété par des guides consacrés au Pré de Madame Carle, à La Meije, au plateau d’Emparis et au Valgaudemar.

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Partager les endroits qui m’ont marqué

Au fil du temps, j’ai eu envie d’aller plus loin que la photographie elle-même. Lorsqu’un endroit m’a marqué, j’aime aussi raconter ce que j’y ai trouvé intéressant : le type de paysage, la manière dont la lumière circule, les possibilités de composition ou simplement ce qui donne envie d’y revenir.

C’est de cette idée qu’est née une grande partie des guides de destinations photo des Alpes publiés sur AluArtMountains.

Je ne veux pas en faire de simples listes de « spots ». Une photographie intéressante ne vient pas uniquement d’une coordonnée GPS. Il faut comprendre le lieu, savoir ce que l’on cherche, observer et accepter parfois que les conditions décident à notre place.

Mont-Blanc

Chamonix, Aiguilles Rouges, glaciers, lacs et haute montagne autour du massif.

Photographier le Mont-Blanc →
Vanoise

Grande Casse, refuges, lacs d’altitude, glaciers et paysages de Savoie.

Photographier la Vanoise →
Écrins

Glaciers, Valgaudemar, Meije, Emparis et grands paysages de haute montagne.

Photographier les Écrins →

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Les lieux qui donnent envie de revenir en montagne

Certains contenus sont moins des guides techniques que des sélections construites autour des paysages qui me marquent le plus.

Un refuge perdu sous un sommet, un lac parfaitement calme, un glacier ou un belvédère peuvent suffire à donner une identité à toute une journée. Ce sont souvent ces détails qui restent en mémoire longtemps après être redescendu.

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Un paysage n’est jamais seulement un décor

Avec le temps, j’ai compris qu’une photographie de montagne pouvait être regardée de deux manières très différentes.

Pour quelqu’un qui ne connaît pas l’endroit, une photographie de la Grande Casse, du Mont-Blanc ou des Écrins peut être une découverte.

Mais pour quelqu’un qui y est déjà allé, elle peut représenter beaucoup plus.

Ce sommet peut être celui que l’on a gravi avec un ami. Cette vallée peut rappeler des vacances en famille. Ce refuge, une nuit passée avec quelqu’un. Ce lac, une randonnée faite des années auparavant.

Il arrive qu’un simple relief fasse revenir tout un moment de vie.

La photographie est la même pour tout le monde. Mais ce qu’elle réveille appartient à celui qui la regarde.

C’est devenu une idée fondamentale dans la façon dont je vois mon travail : permettre à quelqu’un de faire entrer chez lui non seulement un beau paysage, mais parfois un endroit auquel il rattache une partie de sa propre histoire.

De cette idée est née AluArtMountains

En 2024, j’ai créé AluArtMountains pour donner une nouvelle forme à ce travail photographique.

Je voulais d’abord que mes images puissent sortir des écrans, être imprimées en grand et retrouver une partie de la présence que l’on ressent lorsqu’un paysage occupe réellement notre champ de vision.

Pour AluArtMountains, j’ai choisi de faire de l’aluminium Dibond mat le support principal de la galerie : un support fin et rigide, offrant une excellente planéité et un rendu contemporain qui limite les reflets tout en laissant la photographie occuper toute la surface visible.

Mais le projet a rapidement dépassé la simple impression de mes propres photographies.

Je voulais pouvoir répondre à quelqu’un qui cherche un endroit précis : le sommet qu’il voit depuis chez lui, une vallée dans laquelle il retourne chaque année, le massif de son enfance ou le paysage d’une randonnée qu’il a partagée avec quelqu’un.

Les Alpes sont trop vastes pour être racontées par un seul photographe

Je n’ai pas photographié toutes les Alpes. Et je ne le pourrai jamais.

Il existe des milliers de vallées, de sommets, de refuges, de villages et de points de vue. Un seul photographe ne pourrait pas honnêtement prétendre raconter tout cela.

C’est pour cette raison qu’AluArtMountains est devenue une galerie de photographie de montagne multi-auteurs.

En complément de mon propre travail, je recherche et sélectionne les photographies d’autres auteurs lorsqu’elles correspondent à la direction artistique que je souhaite donner à la galerie.

Je ne cherche pas simplement une image spectaculaire. Je cherche une photographie qui donne une identité au lieu qu’elle représente : une image qui donne envie de découvrir l’endroit ou, au contraire, qui fasse immédiatement revenir un souvenir chez quelqu’un qui le connaît déjà.

Les photographes que je sélectionne n’ont pas besoin de photographier exactement comme moi. Leur regard doit rester le leur. Ce qui nous rapproche, c’est plutôt cette capacité à utiliser le paysage pour transmettre quelque chose.

Chaque œuvre présentée sur AluArtMountains reste naturellement attribuée à son véritable auteur. Le nom du photographe est indiqué sur chaque fiche produit. Lorsque « Pierre Thiaville » apparaît, la photographie est la mienne.

Mon travail photographique au-delà d’AluArtMountains

Au fil des années, certaines de mes photographies et mon parcours ont également été publiés ou présentés par des médias et des acteurs de la montagne.

Je les vois moins comme une liste de références que comme la continuité de ce qui m’a donné envie de photographier au départ : montrer ces paysages à des personnes qui n’étaient pas avec moi lorsqu’ils se sont présentés.

Du fichier photographique au tableau

Une photographie destinée à être imprimée en grand format ne se prépare pas exactement comme une image destinée à un téléphone ou à un réseau social.

Je contrôle notamment la définition, la netteté, les détails, les contrastes et le cadrage afin que l’image reste cohérente une fois agrandie.

Certaines de mes photographies peuvent également être adaptées à des dimensions spécifiques, sous réserve de la définition disponible et de la composition de l’image.

Les tableaux AluArtMountains sont fabriqués à la commande sur aluminium Dibond mat. Lorsqu’un format standard ne correspond pas au mur ou au paysage choisi, une simulation et un cadrage sur mesure peuvent être étudiés sans étirer ni déformer la photographie.

Découvrir les tableaux photo sur mesure

Projets professionnels et licences photographiques

Les photographies dont je suis personnellement l’auteur peuvent également être étudiées pour différents projets professionnels : communication touristique, édition, campagne numérique, affichage, décoration ou autres supports.

Une licence définit alors précisément les usages autorisés. Je peux naturellement accorder directement des droits uniquement sur mes propres photographies, et non sur les œuvres des autres auteurs présentés dans la galerie.

Découvrir les licences et projets professionnels →

Retrouver un lieu, ou en découvrir un nouveau

Si vous cherchez un sommet, une vallée, un refuge ou un paysage précis des Alpes, vous pouvez parcourir les collections et les guides de la galerie ou simplement me contacter.

Peut-être cherchez-vous une photographie parce que vous trouvez ce paysage beau.

Peut-être cherchez-vous l’endroit où vous avez gravi votre premier sommet, passé une semaine avec votre famille, skié avec des amis ou partagé une journée avec quelqu’un qui compte.

Dans les deux cas, c’est exactement pour cela qu’AluArtMountains existe.

Contacter Pierre et AluArtMountains