Le refuge de la Pointe Percée se détache au milieu d’un vaste paysage de lapiaz et de rochers, au pied du plus haut sommet des Aravis. Le bâtiment reste modeste face à l’univers minéral qui l’entoure, donnant immédiatement l’échelle du relief. Le bardage de bois repose sur un soubassement gris. Le toit asymétrique porte des panneaux solaires et des cheminées, avec un deuxième toit visible derrière. Prairies, forêt et crête arrondie se succèdent avant les parois claires du fond ; ces détails replacent le refuge dans un environnement composé de plusieurs étages, du bâti proche jusqu’au calcaire lointain.
La composition joue sur l’opposition entre l’architecture simple du refuge et les formes irrégulières de la pierre. Les teintes de saison réchauffent certains plans, tandis que les crêtes et les dalles conservent une présence austère, propice à une image d’itinérance et de solitude.
Anciennement connu comme refuge de Gramusset, il se situe à 2 164 mètres d’altitude au-dessus du Grand-Bornand. La Pointe Percée, qui domine le site à 2 750 mètres, constitue le point culminant de la chaîne des Aravis et marque le passage des alpages vers un terrain de haute montagne calcaire.
Le refuge et son environnement minéral composent un tableau photo de la Pointe Percée, imprimé à la commande sur aluminium Dibond mat. Les lapiaz, les rochers et le bâtiment restent lisibles sans perdre la sensation d’échelle du massif.